Animal blessé ou en détresse

Bon à savoir :

Les soins sur les animaux de la faune sauvage ne s'inventent pas. Le personnel présent au centre est formé et détient des autorisations spécifiques aux soins de la faune sauvage ainsi que les installations. En aucun cas un particulier n'a le droit de détenir un animal sauvage chez lui. Une dérogation est mise en place pour le transport jusqu'au centre pour que l'animal soit pris en charge. Le centre doit être prévenu avant le transfert pour pouvoir attester de la bonne foi du transporteur s’il est contrôlé par les forces de l'ordre.

  • La sanction pour la détention d'animaux sauvage peut atteindre six mois d’emprisonnement et 9000 € d’amende  (arrêté du 10 août 2004)
  • Les oiseaux n'ont pas un odorat très développé de ce fait, les parents reviendront s'occuper de leurs jeunes même si vous les avez touchés. En revanche, si vous repérez un nid, il ne faut pas les déranger car si les parents vous voient trop près, ils abandonneront leur nichée car ils vous considèrent comme un prédateur.

Une détention même de quelques jours peut :

  • Pour un jeune provoquer de graves carences alimentaires et engendrer des problèmes de croissances irréversibles.

  • Pour un animal blessé, une prise en charge trop tardive peut entraîner une impossibilité d'amélioration de son état et la mort.

 

En attendant l'ouverture de notre centre de sauvegarde, pour tous animaux blessés, vous pouvez vous rapprocher du centre de sauvegarde Isérois

(cliquez sur l'image) :

 

 

Que faire si...

Si je trouve un oiseau sauvage blessé :

Préparation du matériel :

Je me munis d'un carton adapté à la taille de l'oiseau, de gants en cuir, d'une couverture et de scotch.

Je fais de petits trous (diamètre d'un crayon) dans le carton pour laisser l'air circuler une fois le carton fermé et je précise sur le carton :

  • Animal vivant

  • Nom et Prénom

  • Lieux et date de découverte

  • Téléphone.

Je pose le carton non loin de moi, mets des gants et prends une serviette propre. Je vais m'approcher de l'animal et essayer de le recouvrir avec la serviette (cela l'apaisera car il sera dans le noir et il ne me verra plus).

Si c'est un héron, une cigogne saisir sa tête en priorité pour éviter les coups de bec très dangereux (l'oiseau vise les yeux). Si c'est un rapace je fais attention à son bec et surtout à ses serres.

Une fois recouvert je l'attrape en faisant attention à son bec et/ou à ses serres ainsi qu'à ces ailes. J'essaye de le maintenir les ailes en position naturelle le long du corps pour ne pas aggraver ses blessures. Je le place dans le carton que je referme correctement (ne pas hésiter à scotcher le carton pour le transport).

Le placer au calme et à l’abri des courants d'air.

Contacter le centre de sauvegarde le plus proche de chez vous. Pour le trouver cliquer ICI

ATTENTION ! Ne perdez pas de temps à nous contacter. Au delà de deux jours sans soins, les chances de guérison s'amenuisent fortement surtout pour des fractures.

 

Si un oiseau est fait prisonnier :

Ouvrez toutes les ouvertures et laisser l'oiseau au calme pour qu'il trouve la sortie tout seul. Si vous restez dans la pièce il risque de paniquer, de se blesser ou pire de se tuer. Si malgré tout il n'arrive pas à sortir contactez d'urgence le centre de sauvegarde de la faune sauvage.

 

Si je trouve un mammifère blessé :

Je contacte le centre de sauvegarde de la faune sauvage le plus proche, ou les sapeurs-pompiers (Téléphone : 18), ou l'O.N.C.F.S.

 


 ! A ne pas faire ! 

  • Ne jamais donner à boire, à manger à un animal sauvage.
  • Ne pas donner de pain ou de lait aux oiseaux ou aux mammifères.
  • Ne jamais faire d'automédication.
  • Ne pas le caresser, l’exhiber, ou lui parler.
  • Ne pas ramasser les jeunes oiseaux ou mammifères avant d'avoir CONTACTER le centre de sauvegarde.

 

 ! A faire ! 

  • Saisir l'animal avec des gants et une couverture.
  • Le mettre dans un carton adapté à sa taille et préalablement troué.
  • Placer le carton au calme et à l’abri des courants d'air.
  • Faire attention aux serres pour les rapaces et au bec pour les échassiers (héron, cigogne...).
  • Appeler le centre de sauvegarde le plus proche.

 

Si vous avez trouvé un jeune faon :

Les jeunes faons ne sont pas abandonnés. La mère les laisse pendant plusieurs heures le temps d’aller s’alimenter puis revient pour le faire téter. Le petit reste coucher sans faire de bruit pour ne pas être repéré par les prédateurs. La mère le retrouve grâce à l’odeur et aux petits cris qu’il émettra pour lui répondre si elle l’appelle.

Il ne faut surtout pas le toucher ni le ramasser (sa mère pourrait l’abandonner si vous avez mis de votre odeur sur lui). Ne restez pas à proximité du faon car sa mère vous voit et vous sent. Elle ne viendra pas voir son petit tant que vous êtes présent.

Si vous avez la preuve que la mère est morte : il faudra alors amener le faon dans un centre de sauvegarde.

Récupérer un faon (par un particulier voulant bien faire),  c’est le condamner : il n’aura pas la bonne alimentation (jamais de lait de vache), refusera de prendre le biberon et se laissera mourir de malnutrition et de déshydratation.

De plus, le toucher et manipuler  l’habituera à l’homme. De ce fait il n’en aura pas peur, et lorsqu’il arrivera à maturité sexuelle il n’hésitera pas à l’attaquer. Ce qui fera de lui un animal dangereux et devra être euthanasié.

Le fait de détenir un animal sauvage est interdit par la loi.

Le jeune a 99% de chance de survie s’il est élevé par ses parents dans la nature, contrairement à l’élevage dans un centre de sauvegarde ou chez un particulier.

 

Si vous avez trouvé un jeune rapace nocturne au sol :

Les jeunes rapaces nocturnes sont semi-nidifuges : ils quittent le nid tôt sans savoir vraiment voler mais ils se déplacent. Ils ne sont pas abandonnés. La nuit tombée les parents viennent les nourrir. Vous pouvez simplement le replacer en hauteur sur une branche ou un peu plus loin (50 mètres maximum autour du lieu de découverte), s’il y a un risque de prédateurs élevé.

Le fait de l’avoir touché n’influe pas sur les parents. Les oiseaux n’abandonnent pas leurs petits parce qu’ils ont été touché, contrairement aux mammifères.

Vous pouvez vérifier à la tombée de la nuit que les parents viennent bien nourrir le jeune en vous tenant à l’écart. Soyez discret.

Le jeune a 99% de chance de survie s’il est élevé par ses parents dans la nature, contrairement en centre de sauvegarde.

NB : Le fait de détenir un animal sauvage est interdit par la loi.

 

 Si vous avez trouvé un martinet au sol :

  Cliquez ici pour une page de conseils

 

 

Si vous avez trouvé une chauve-souris :

Cliquez ici  pour consulter une page de conseils

 

 

Si vous avez trouvé un bébé chouette :

 

 

Si vous avez trouvé un hérisson en détresse :

Si ce hérisson apathique en plein jour au soleil, c’est qu’il y a un problème. Téléphoner à un centre de sauvegarde.

Si vous trouvez un jeune hérisson, sa mère à pu se faire tuer, ce peut être une prédation ou autres causes. Les jeunes mammifères et oiseaux ne régulent pas leur température corporelle. Ils ont donc besoin de chaleur rapidement surtout avant d’être alimentés. Ne jamais donner de lait de vache.

Il faut appeler rapidement un centre de sauvegarde. Ne tentez pas de l’élever chez vous.

    

 

Si vous avez trouvé un oisillon ou jeune passereau au sol :

Le jeune est peut être tombé du nid : regardez en hauteur, dans les branches, arbres. Si il est impossible de le replacer (hauteur), vous pouvez le placer dans une petite boite accrochée dans l’arbre. Les parents vont continuer de l’alimenter. Restez un moment pour observer en essayant de vous cacher pour être le plus discret possible.

L’oisillon doit être replacé au nid le plus rapidement possible car il a besoin de chaleur (pas encore de plumes). Si cela est impossible, contactez un centre de sauvegarde et maintenez l’oisillon dans une boite au chaud à l’aide d’une bouillote entourée d’un linge (risque de l’ébouillanter). Faire des petits trous dans la boite pour que l’air circule.

 

Choc vitre :

Si vous avez trouvé un oiseau qui vient de percuter votre vitre, placer le dans un petit carton fermé, au calme avec des petits trous dedans pour que l’air circule.

Laissez le au calme reprendre ses esprits durant une heure et regardez comment se comporte l’oiseau.

  • Si il parait bien se tenir et vouloir s’envoler, essayer de le laisser repartir. Parfois il faut simplement que l’oiseau se remette de son choc.
  • Si l’oiseau ne va pas mieux, téléphone rapidement à un centre de sauvegarde.

Pour réduire les risques de collision sur les baies vitrées, il existe à la vente des stickers que l’on colle sur les vitres pour prévenir les oiseaux de la transparence des carreaux : plusieurs modèles sont disponibles sur le catalogue du site de la LPO, (cliquez sur l'image).


 

Prédation chats :

Si votre chien ou chat vient de prédater un oiseau, laissez-le d’abord au calme environ 1h dans un petit carton ou boite avec des trous pour que l’air circule.

Si l’oiseau est toujours en vie, téléphonez à un centre de sauvegarde.

 

Réduire les risques de prédations :

Il existe des colliers à grelots pour chats vendus dans les animaleries ou magasins de nourriture pour animaux, avec sécurité anti-étranglement.

Pour empêcher vos chats de grimper aux arbres, il se vend sur le catalogue du site de la LPO, des systèmes qui se disposent autour du pied de l’arbre «  stop minou ». Deux diamètres existent, (cliquez sur l'image).